Arnaud de Beauregard

- o r g a n i s t -

 

arnaud's own page 

 

 

Born in 1956, Arnaud is one of the best organist I ever heard in my life. I do not have enough good words to qualify his talent.

 

In the 90's he often cames with me at Trinité by night to practice. Each time this was a great experience to hear the music he played. I remember very well when he played Daquin's Christmas, Reubke sonata, the Liszt Ad Nos, some pieces of Messiaen, Haendel concerto, Bach repertoire, Guillou, etc...

 

Arnaud wrote an amazing transcription for organ of the Vivaldi's Four Seasons.  He played this work about 50 times. You can hear his transcription on his internet page

 

In 2003 / 2005 we went together at the cathedral of Meaux. I never heard the instrument like this.

 

For some years he got the position of main organist of the very nice Cavaillé-Coll organ at Lazaristes Church in Paris, position he kept for several years before to leave Paris.

 

In 2010 Arnaud get the position of titular organist of the very nice Ducroquet organ (1853) at Notre Dame de Niort.

 

Arnaud often played in Canada, Danemark, Ireland, Scottland, Norway, Sweden, Netherlands, Poland, Germany, Belgium, USA and three times in Japan.

He also is a marvelous teacher among several Organ Master Cursus in Japan and Texas, USA.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Né en 1956, Arnaud est un des meilleurs organistes que je pus rencontrer depuis ces trente dernières années, mes mots semblent bien faibles pour tenter de qualifier l’exceptionnel talent de ce musicien hors du commun.

 

Dans les années 90, Arnaud vint souvent m’aider à l’accord du grand orgue de la Trinité. Nous faisions ces accords le soir afin de ne pas trop déranger les fidèles dans la journée, ce qui me donnait aussi le plaisir de l’écouter jouer quelques pièces une fois l’accord terminé. Chaque fois, ce fut une expérience captivante et je me souviens de quelques noëls de Daquin, sa conception de la sonate de Reubke, sa vision stupéfiante de l’Ad Nos de Liszt, ses captivantes interprétations de quelques concertos de Haendel, ses magistrales conceptions d’œuvres de Bach, son aisance avec le répertoire contemporain tels Messiaen, Guillou, etc…

 

Arnaud fit une fantastique transcription pour orgue des quatre saisons d’Antonio Vivaldi, œuvre qu’il enregistra ensuite sur les fameuses orgues Kleuker de Notre-Dame des Grâces au Chant d’oiseau à Bruxelles, il joua d’ailleurs cette œuvre plus d’une cinquantaine de fois, tant en France qu’à l’étranger.

 

Autre surprise, Arnaud de Beauregard fut invité à donner un concert à Aigues-Morte. L'instrument est un désastre dans sa conception et sonne mal, mais l'artiste fut capable d'en tirer des sonorités ahurissantes et le public ne s'y trompa pas, l'enthousiasme était au rendez-vous et demanda de multiples rappels.

 

 

 Aigues-Morte

 

En 2003 puis 2005 il m’accompagnait pour rendre visite à notre ami James Prieux, l’archiprêtre de la cathédrale de Meaux. Après deux heures aux claviers, l’archiprêtre montait à la tribune pour exprimer son impression, reconnaissant que jamais jusque-là il n’avait entendu de telles choses sortir de cet orgue. Encore plus satisfaisant était le moment où nous constations que la nef était bondée de touristes restés tout ce temps à écouter Arnaud travailler quelques Haendel, Bach, Liszt, Reubke.

Pour quelques années, il obtint le poste sur le somptueux et authentique instrument Cavaillé-Coll des Lazaristes (instrument de 1864)poste qu’il conserva jusqu’à son départ de Paris.

 

Depuis 2010, Arnaud de Beauregard est nommé titulaire des grandes orgues de Notre-Dame de Niort qui possède un exceptionnel instrument DUCROQUET de 1853

 

Français de souche, Arnaud de Beauregard est, à mon avis, l’un des meilleurs ambassadeurs de notre culture française et est régulièrement amené à se produire à l’étranger : Canada, Danemark, Ireland, Scottland, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Allemagne, Belgique, USA, Japon

 

Arnaud me demandait de voler à son secours pour l’un de ses concerts à Niort et c'est à cette occasion que je découvrais là un orgue comme jamais je n’en entendis auparavant. Aucun autre orgue ne sonne comme ce Ducroquet. Et je commence à mieux saisir l’engouement des parisiens au 19e siècle qui venaient écouter le grand instrument Ducroquet de Saint-Eustache de l’époque. Aujourd’hui encore, aucun des grands instruments parisiens ne sonne avec cette majesté, cette couleur unique. Même les grands instruments de 60 ou 70 jeux – ou plus - n’ont pas cette couleur stupéfiante.

Arnaud se mit à jouer quelques extraits de la sonate de Reubke. Oh mon Dieu, c’est à peine croyable

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arnaud ou Liszt ?  la similitude est frappante

 

 

 

Arnaud a été organiste aux Lazaristes pendant plusieurs années

Suret / Cavaillé-Coll 1864

 

 

 

 

 

 

September 2010 - Arnaud de Beauregard est nommé 

organistes titulaire à Notre Dame, NIORT

 

 

l'orgue Ducroquet de Niort fut construit à peu prés en même temps que celui de Saint-Eustache à Paris

 


 

manuals:   c-f

pedal:        c-c

 

 

composition :

 

 

Grand Orgue                                                   Récit                                                    Pédale

 

Bourdon                    16                                    Flute                         8                           Flute                            16

Montre                        8                                     Bourdon                   8                           Flute                              8

Bourdon                     8                                     Gambe                     8                           Flute                              4

Flute  I                        8                                     Voix céleste              8                           Bombarde (wood)      16

Flute  II                       8                                      Prestant                   4                           trompette                      8

Prestant                     4                                      Flute                         4

Doublette                   2                                      Cor anglais              16

Cornet                        IV                                    Trompette                 8                          couplers   I / II    

Plein Jeu                    IV                                    Hautbois                    8                                           Ped / I

Trompette  I                8                                     Voix humaine            8                                           Ped / II

Trompette  II                8

Euphone                      8                                     Tremolo

Clairon                         4

 

 

 

 

Novembre 2010 CONCERT

 

A l'âge où l'on rêve d'être bassiste ou batteur, lui, c'était l'orgue. "Un coup de foudre", explique-t-il, un jour que, jeune ado, il a entendu jouer de l'instrument dans une petite église. Depuis, Arnaud de Beauregard a donné des récitals sur toute la planète, des États-Unis au Japon en passant par la Scandinavie. "Le Japon est le pays où je préfère jouer. Le rapport est plus proche avec le public, on se produit dans des salles de spectacle, comme n'importe quel musicien, pas dans les églises, et les gens nous écoutent détachés de la religion»

Arnaud de Beauregard est depuis peu l'organiste titulaire des grandes orgues de Notre-Dame de Niort. Il est né en Moselle, son père a longtemps habité le nord Deux-Sèvres. Quand nous l'avons rencontré, il répétait (sept heures de travail au total) le récital qu'il donne cet après-midi.
Un monument historique, cet orgue, et ce n'est pas une image : l'instrument, qui date de 1853, est classé. "C'est d'ailleurs davantage un musée qu'un instrument de musique", s'amuse l'organiste.

Une boîte à musique monumentale, dont la mécanique est réglée au millimètre, en même temps qu'elle dégage un souffle bestial : "D'ailleurs, on sent une odeur de peau quand on entre à l'intérieur", note-t-il, l'air gourmand.
Le musicien est habitué à s'adapter aux orgues du monde entier : par définition, il ne peut pas se déplacer avec le sien. "C'est très bien ainsi, il faut réinventer chaque fois son jeu, cela évite la paresse"
Jouer exige une sacrée gymnastique pour synchroniser pieds et mains. A la disposition de l'organiste, des manettes reproduisent le son de multiples autres instruments, de la trompette à la flûte : le musicien est un chef d'orchestre à lui tout seul.
L'orgue de Notre-Dame remplit l'église avec la puissance d'un orgue de cathédrale. "Sans violence", remarque le musicien avant de se reprendre : "sans doute la violence est-elle là, mais pasl'agressivité".

"Il est d'une puissance calme", résume-t-il joliment.

On lui donnerait le bon dieu sans confession mais l'instrument est moins sage qu'on ne le croit. Si aujourd'hui, on ne peut plus l'entendre sans penser à la musique religieuse, il a longtemps été interdit dans les églises. Parce qu'il servait à l'origine à la musique de cabaret. Une époque où l'orgue était surnommé "la cornemuse du diable". Il lui en reste un petit quelque chose.

Au programme : Bach, Liszt, Reubke.

 
Article: Yves Revert 

 

 

 

 

octobre 2011 - l'artiste donne un concert sur le thème "autour des pianistes à l'orgue" avec un stupéfiant programme d'oeuvres de Liszt, Chopin, Wagner, Franck.

Ls oeuvres pour piano de Richard Wagner sont d'un intérêt limité et mitigé, aussi Arnaud de Beauregard prit la liberté de jouer des extraits de Lohengrin dans la transcription de Franz Liszt. L'instrument Ducroquet de Notre-Dame de Niiort sonna comme jamais, faisant alterner quelques suavités romantiques d'une grande limpidité avec de terrifiantes déferlantes sonores, déchainées.

Les oeuvres pour piano de César franck ne sont guère adaptables à l'orgue, l'artiste offrit une interprétation très personnelle d'un des trois chorals. César Franck ainsi joué sur un exceptionnel Ducroquet, jamais l'oeuvre du compositeur ne fut aussi bien servie.